sign up! webstats forums guestbooks calendars
"Erkenne Dich selbst !", so stand es schon einst über dem Orakel von Delphi.
Möget ihr, die ihr hierher kommt, um nach Antworten auf die Fragen des Lebens zu suchen, bereichert von hier gehen.
Doch denkt auch daran: If you look too deep into the abyss, the abyss looks back into you ...
Nemesis' Hallen der Erkenntnis
Seite: 1 Antworten Antworten
Verfasser Beiträge
gryffi

Avatar

Registriert: 28.05.2004
Beiträge: 398

23.06.2004 - 12:16: Manau - L'avenir est un long passé | Zitieren Zitieren

L'avenir est un long passé


Une pupille noire entourée de blanc.
Le visage fatigué braqué sur un lieutenant.
L'ordre sera donné dans quelques instants.
Deuxième assaut de la journée et Marcel attend.
Il a placé au bout de son fusil une baillonnette
pour lutter contre une mitraillette de calibre 12.7.
Près de sa tranchée, placés à 20 ou 30 mètres,
la guerre des bouchers, nous sommes en 1917.
Tant de journée qu'il est là !
A voir tomber des âmes.
Tant de journées déjà passées sur le chemin des dames.
Marcel sent que la fin a sonné.
Au fond de sa tranchée, ses mains se sont mises à trembler.
L'odeur de la mort se fait sentir,
il n'y aura pas de corps à corps, il sent qu'il va bientôt mourir.
Comment un homme peut-il accepter d'aller au combat ?
Et quand il sent au fond de lui qu'il ne reviendra pas.
L'homme est-il un animal ?
Comme à cette époque le mal est déjà caporal.
La main du lieutenant doucement vers le ciel s'est levée.
La suite, l'avenir est un long passé.

Une pupille noire entourée de blanc.
Le visage ciré, son regard est terrifiant.
Placés à quelques pas de là, des allemands.
1944 Jean-Marc est un résistant.
Il a eu pour mission de faire sauter un chemin de fer.
Lui qui n'est pas homme d'action est devenu maître de guerre.
Après le cyclone qui frappa sa mère et son père d'une étoile jaune,
idée venue droit de l'enfer.
Tant d'années passées à prendre la fuite.
Tant de journées consacrées à lutter contre l'antisémite.
Jean-Marc sait qu'il n'a plus de recours.
Le câble qu'il a placé pour faire sauter le train est bien trop court.
La mort se fait sentir, mais il n'a pas de remords, comment le définir ?
C'est la nature de l'homme qui l'a poussé à être comme ça.
Se sacrifier pour une idée, je crois qu'on ne résiste pas.
Le mal est maintenant général,
de toutes les forces armées occultes de la mauvaise époque de l'Allemagne.
Au loin le train s'approche et l'on peut distinguer sa fumée.
La suite, l'avenir est un long passé.

Une pupille noire entourée de blanc.
C'est ce que je peux voir devant la glace à présent.
Je viens de me lever, il y a quelques instants.
C'est difficile à dire à fond ce que je ressens.
Après la nuit que j'ai passé, dur à été mon réveil.
A tout ce que j'ai pu penser avant de trouver le sommeil.
A toutes ces idées qui m'ont causé que des problèmes.
La réalité et toutes ces images de haine.
Tant d'années passées à essayer d'oublier.
Tant de journées cumulées et doucement il s'est installé.
Je me suis posé ce matin la question.
Est ce que tout recommence, avons-nous perdu la raison
car j'ai vu le mal qui doucement s'installe sans aucune morale.
Passer à la télé pour lui est devenu normal.
Comme à chaque fois avec un nouveau nom.
Après le nom d'Hitler, j'ai entendu le nom du front.
Et si l'avenir est un long passé,
je vous demande maintenant ce que vous en pensez ?
Comme Marcel et Jean-Marc ma vie est-elle tracée ?
La suite, l'avenir est-il un long passé ?

Je vous demande ce que vous en pensez.
Verrai-je un jour le mal à l'Elysée.
La France est-elle en train de s'enliser.
L'avenir est-il un long passé ?

_______________________________________________________________________________

~The Lights At The End Of The Tunnel Are Only The Headlights Of An Incoming Train~



 
Private Nachricht schicken E-Mail senden
gryffi

Avatar

Registriert: 28.05.2004
Beiträge: 398

23.06.2004 - 12:17: Übersetzung | Zitieren Zitieren

Eine schwarze Pupille in einem angstweiß aufgerissenen Auge.
Ein müder Blick auf den Leutnant.
Der Befehl kommt in wenigen Augenblicken.
Der zweite Angriff dieses Tages, und Marcel wartet.
Er pflanzt sein Bajonett auf für den Angriff. Auf ein Maschinengewehr Kal. 12,7.
20 oder 30 Meter vor seinem Schützengraben tobt das Gemetzel. Es ist 1917.
Wie lange er schon hier ist! Nur um zuzusehen, wie Menschen sterben und Seelen zugrunde gehen. Wieviele Tage vor Verdun? Marcel in seinem Schützengraben fühlt, dass das Ende kommt. Seine Hände zittern. Er riecht den Gestank des Todes, er fühlt die große, die endgültige Zerstörung, er fühlt, dass er bald sterben wird.
Warum ziehen Männer in den Krieg?
Ist der Mensch ein Tier?
Ganz tief in seinem Herzen fühlt Marcel, dass er von diesem Angriff nie wieder zurückkehren wird.
Satan ist ein Gefreiter.
Der Leutnant gibt das Zeichen zum Angriff.
Danach ist die Zukunft nur noch eine lange Vergangenheit.


Eine schwarze Pupille in einem angstweiß aufgerissenen Auge.
Ein versteinertes Gesicht, ein Blick voller Angst und Hass.
Nur ein paar Schritte von ihm weg die Deutschen. 1944.
Jean Marc ist bei der Resistance. Eine Eisenbahnlinie soll er sprengen.
Er, der nie ein Mann des Handelns war, ist Meister des Kriegshandwerks geworden.
Ein Sturm hat ihn hierher verschlagen, der gleiche Sturm, der seinen Eltern einen gelben Stern auf die Brust geheftet und sie dann ins Feuer geweht hat.
Ein Sturm?
Ein Zyklon.
Ein Einfall der Hölle.
Zu viel Zeit vergangen, um zu fliehen. Zu lange schon der Kampf gegen die Antisemiten. Jean Marc weiß, dass es kein Zurück mehr gibt.
Die Zündschnur um den Zug zu sprengen ist viel zu kurz.
Er fühlt den Tod, den er loslassen wird. Aber er fühlt keine Schuld.
Schuld?
Was ist Schuld?
Wer bestimmt Schuld?
Zerstörung ist die Natur des Menschen.
Sich opfern für eine Idee, der man nicht widerstehen kann.
Satan ist inzwischen zum General befördert worden. Und er hat die finstersten Mächte hinter sich versammelt in dieser schlimmsten Zeit Deutschlands.
Der Zug nähert sich von weitem. Man kann den Dampf der Lokomotive sehen.
Und gleich wird die Zukunft nur noch eine lange Vergangenheit sein.


Eine schwarze Pupille in einem angstweiß aufgerissenen Auge.
Das ist alles, was ich im Spiegel des Jetzt erkennen kann.
Ich bin vor wenigen Augenblicken aufgewacht.
Es ist schwer zu sagen, was ich fühle.
Die Nacht war hart, das Wachwerden auch.
Bevor der Schlaf mich fand, war mein Kopf voll von all diesen Dingen.
All diese Ideen, die mir Angst machen.
Die Realität und die Bilder des Hasses.
Zuviele Jahre vergangen, als man noch vergessen könnte.
Zuviele Tage angehäuft und ganz langsam hat sich all das in mir eingenistet, festgesaugt.
Ich hab mir heute Morgen eine Frage gestellt:
Haben wird den Verstand verloren, weil ich sehe, dass Satan sich ohne jeden Skrupel wieder einschleicht? Ich sehe ihn jeden Tag im Fernsehen. Und jedesmal mit einem neuen Namen. Mal war es der Name Hitler, jetzt ist es der Name Front National.
Und wenn die Zukunft eine lange Vergangenheit ist, wenn wir aus gestern heute über morgen lernen können, frage ich euch jetzt, was ihr darüber denkt.
Ist mein Leben auch vorgezeichnet, wie das von Marcel und Jean-Marc?
Folgt daraus, dass die Zukunft eine lange Vergangenheit ist?
Werde ich eines Tages Satan im Elysée-Palast sitzen sehen?
Sind wir dabei, im Schlamm zu versinken?
Ist die Zukunft wirklich nichts anderes als eine lange Vergangenheit?

_______________________________________________________________________________

~The Lights At The End Of The Tunnel Are Only The Headlights Of An Incoming Train~



 
Private Nachricht schicken E-Mail senden
Seite: 1 Antworten Antworten
Schnellzugriff:
Kostenlose Zähler und Statistiken für Ihre Website bei www.motigo.com
Get free forums, guestbooks, calendars, shorturls and web statistics at motigo.
Site Information